Stuntman (Platinum)

Une simulation de conduite d’une précision punitive, remarquable pour sa structure unique en plateaux de tournage et pour être le successeur spirituel de la physique automobile de la série originale Driver.

Description

Avec Stuntman, Reflections Interactive a délaissé la formule criminelle en monde ouvert de Driver pour se consacrer à une expérience linéaire rigoureuse, simulant la pression constante d’un cascadeur hollywoodien. Le titre témoigne de l’attrait de l’époque pour les bonus de DVD en coulisses, troquant la liberté de circulation urbaine contre des séquences chorégraphiées millimétrées. Ce parti pris créatif privilégie la maîtrise par l’essai-erreur et le sens de la mise en scène, se démarquant nettement des jeux de course arcade de l’époque en exigeant la perfection plutôt que la simple vitesse.

Le cœur du jeu repose sur un mode Carrière où le joueur doit réaliser des cascades pour six films fictifs, tels que Toothless in Wapping, hommage aux œuvres de Guy Ritchie, ou encore A Whoopin’ and a Hollerin’, parodie du style Shérif, fais-moi peur !. Contrairement aux jeux de conduite classiques, la réussite dépend ici des ordres d’un réalisateur exigeant (« À gauche ! », « Saut ! », « Action ! »), auxquels il faut répondre avec une précision chirurgicale. Le moindre écart ou accident déclenche un « Coupez ! » impitoyable et un redémarrage immédiat. Cette version propose également le Stunt Constructor, un mode arène permettant de débloquer des accessoires (tremplins, boucles, cercles de feu) pour concevoir et tester ses propres circuits défiant les lois de la physique.

Le développement a tiré parti d’une version évoluée du moteur physique de Driver, offrant aux véhicules un comportement « lourd » et une gestion marquée des suspensions. L’une des fonctionnalités phares était le système de « Replay », permettant de visionner ses prises réussies avec des angles de caméra dramatiques et des filtres visuels dignes d’une bande-annonce de cinéma. La version PlayStation 2 a cependant souffert de temps de chargement laborieux entre chaque tentative ; une frustration majeure étant donné qu’il fallait souvent des dizaines d’essais pour parfaire une scène. Cette édition PAL est aussi réputée pour être un portage peu optimisé, tournant en 50 Hz avec une vitesse de jeu réduite par rapport à la version NTSC.

Stuntman a suscité des avis tranchés, divisant la presse entre l’ingéniosité de son concept et la brutalité de son exécution. Si les journalistes ont salué la physique réaliste et la satisfaction procurée par une cascade parfaitement exécutée, ils ont souvent fustigé la courbe de difficulté abrupte et le cycle de jeu « essai-chargement ». Le titre a trouvé son public chez les amateurs de conduite pointus, sensibles aux aspects simulation, tandis que les joueurs occasionnels se sont heurtés à la rigidité des mécaniques. Rétrospectivement, il est considéré comme un classique culte, mémorable par son exigence et son concept audacieux. Publié par Infogrames (sous la marque Atari) en 2002, cette version Platinum britannique a été rééditée pour le marché australien.

Fiche technique

Nom de l'article
  • Stuntman (Platinum)
Code article
  • SLES-50288
Numéro d'article
  • 3546430106877
Type
Genre
Caractéristiques
Région
Territoire
Emballage
Documentation
Développeur
Éditeur
Distributeur
Support
Joueurs
Classification par âge
Date de sortie
Date d'ajout
  • 17 février 2026